LECTURES VAGABONDES

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Pulsatilla : La cellulite, c'est comme la mafia, ça n'existe pas/Gros, gras, graisseux !

          Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un roman d’un genre un peu spécial que l’auteure nomme « bio-roman ». En gros, c’est une sorte d’autobiographie – ce qui n’est guère nouveau. Certes, le titre est alléchant, drôle et pétillant, même s’il annonce quand même une œuvre destinée à ce cher public « nous, les filles ». Ainsi, La cellulite, c’est comme la mafia, ça n’existe pas est écrit par la Pulsatilla - une bloggeuse qui travaille dans la publicité, à Rome – en 2006 et parait en France en 2008 aux éditions du diable Vauvert.

          Pas grand-chose à dire en ce qui concerne le résumé de ce livre. Pulsatilla résume sa vie, de sa naissance à Foggia, dans les Pouilles à aujourd’hui, alors qu’elle travaille dans la publicité à Rome. Elle développe davantage sa période d’adolescente en passe de devenir une femme, une vraie, une d’aujourd’hui, moderne et tout et tout. Cependant, cette passionnante vie rien moins que digne d’être racontée, elle la présente sous forme de thèmes : beaucoup sont consacrés aux garçons qu’elle a fréquentés. D’autres, à tous les trucs spécifiquement féminins : la cellulite, l’anorexie, les règles, le shopping et les coiffeurs. 

          En fait, ce livre oscille entre la biographie – certes superficielle – et le blog qu’on tient sur les embarras féminins.

          A la fin du « bio-roman », la vraie personnalité de Pulsatilla n’a guère été révélée puisque, tout au long de ces chapitres, elle aborde les différentes étapes de son évolution de manière convenue, à la manière d’une sous Bridget Jones ou d’une Florence Foresti. Bref, Pulsatilla estime qu’elle est une fille qui a les mêmes angoisses, les mêmes galères que toutes les autres. C’est ainsi qu’on apprend que « les règles, c’est chiant » : fatigant, douloureux, contraignant, et niveau sexe, pendant les règles, n’en parlons pas ! Mis à part l’inintérêt total de toutes ces réflexions – si j’avais à écrire ma vie, je ne parlerais pas de mes règles - il faut bien avouer que toutes les filles racontent les mêmes choses à propos des menstruations, mais dans le fond, c’est une affaire dont elles se fichent totalement. Passés les quelques premiers mois où avoir ses règles, c’est nouveau, très vite, on s’y fait. Quand ça arrive, ça arrive et c’est la routine de tous les 28 jours. Seule Florence Foresti peut trouver amusant de parler des ragnagnas pendant les cinq interminables minutes durant lesquelles elle bêtifie sur la chose.

           Niveau garçons, Pulsatilla aligne ses amants comme des quilles dans un bowling ; chacun incarnant un super poncif qui traine ici et là sur les hommes : par exemple, nous avons, au chapitre 7, un certain Franchino :

          « Crasseux, chétif, avec un insigne de la paix pourri dans une boucle d’or accrochée à l’oreille, il incarnait parfaitement l’underclass à aspiration trendy ».

          Et de continuer cette classification bébête avec Federico 76, Blanc de poulet, ou encore Cristian. On se demande bien pourquoi Pulsatilla accepte de sortir avec des  hommes puisqu’elle les trouve tous ringards, loosers, obsédés sexuels, etc…. Bien sûr, au lit, aucun ne fait l’affaire. Ce qui m’étonne un peu, c’est que Pulsatilla ne se remet jamais en cause : elle est parfaite, drôle, irrésistible. Ce sont les hommes qui sont vraiment très nuls. Et puis, lorsqu’un de ses amants la lâche pour une autre fille, alors, là, c’est une autre histoire : ce n’est jamais le garçon – ni elle – qui est mis en cause… mais l’autre fille, une salope comme on n’en fait plus : bravo la solidarité féminine et féministe en l’occurrence ! Par contre, quand elle séduit un homme déjà pris, tout baigne : pas de salope en vue. Bref, Pulsatilla n’aime personne sinon elle : les hommes sont tous « relous », les femmes sont des salopes. .

          A la fin du livre, on a droit à un chapitre sur les « bites » des hommes dont Pulsatilla déclare :

          « Comme vous en conviendrez, j’ai désormais acquis une certaine expertise sur les hommes et sur leur appendice. Je me permettrai donc une brève digression sur le sujet ».

     Et on a alors droit à un catalogue Ikea des différents types de bites, de leur avantages/inconvénients et au palmarès de celles qui marchent le mieux : bite standard, bite circoncise, bite allongée… etc.  En l’occurrence, il vaut mieux écouter la chanson de Pierre Perret « tout, tout, tout, vous saurez tout sur le zizi ». On rigole plus et c’est bien moins prétentieux. 

          Et la cellulite, là-dedans ? Pulsatilla y consacre un bref chapitre dans le même goût que celui des règles – la cellulite, c’est moche mais faut faire avec. 

          Comme je n’aime pas les sketches de Florence Foresti, je n’ai pas aimé ce truc de Pulsatilla sur « nous les filles ». Bien plus, cette nana m’a insupportée avec sa suffisance, sa prétention, et en ce qui concerne les hommes, son impudeur. Je ne conseille à personne cet ouvrage nauséabond, dénué de finesse, si peu sincère !

 



28/05/2018
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